myopathieEncore de nombreux cas de myopathie atypique du cheval sont signalés dans certaines régions. Ce sont les pâtures humides qui sont en cause dans l’apparition de cette maladie dont l’issue est hélas fréquemment fatale et foudroyante.

Les symptômes sont une détresse respiratoire, des tremblements et des postures bizarres dues à une atteinte musculaire. Le cheval a froid, sa température corporelle baisse et parfois il urine très foncé.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce sont les chevaux les plus jeunes pour lesquels le pronostic est le plus sévère. Sans doute parce que les plus vieux ont déjà dû développer une résistance. Il faut dire qu’à part avoir constaté que l’humidité de l’herbage était systématiquement présente lorsque des chevaux étaient touchés par cette maladie, on ne sait toujours pas avec certitude quelles sont les causes de cette myopathie atypique fulgurante. Fulgurante, parce qu’entre l’apparition des symptômes et la mort du cheval, il ne s’écoule parfois pas plus de 24 à 72 heures.

Les conseils de prévention sont donc de déplacer ou de rentrer les chevaux, si possible, quand ils occupent des prés particulièrement humides pendant les périodes les plus risquées : le printemps et l’automne.

Il faut se renseigner pour savoir si des cas de myopathie atypique ont été signalés ou simplement des décès de chevaux inexpliqués. Dans ce cas, il ne faut absolument pas laisser son cheval dans les pâtures concernées.

L’enterrement du cheval…

Comme chacun le sait, enterrer un cheval est une pratique strictement interdite. La raison est justement d’éviter la propagation de maladies telles que la myopathie atypique du cheval et autres. Le risque lié à l’enterrement d’un cheval est élevé. Pourtant, il semblerait que de plus en plus de structures aient recours à cette pratique plutôt qu’à l’équarrissage, obligatoire.

Ce seraient les nouvelles charges liées à l’équarrissage qui seraient en cause. Les coûts iraient de 400 à 600 € pour l’enlèvement d’un animal. La Fédération nationale du cheval a été alertée, elle souhaiterait que des accords soient conclus entre les parties prenantes : sociétés d’équarrissage, éleveurs et collectivités territoriales.

Aussi triste que soit le fait de perdre un cheval que l’on aime, il faut vraiment veiller à ce qu’il ne soit pas enterré…

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