Quel avenir pour les Haras Nationaux ?
Dimanche 5 juillet 2009
Les Haras Nationaux attendent leur nouveau contrat d’objectif pour 2010. En clair, une nouvelle restructuration est imminente, après l’annonce de la fusion avec l’École nationale d’équitation.
Des évolutions, les Haras en ont connu depuis le début de leur histoire ! Le premier à avoir remarqué l’importance de disposer d’une entité capable de structurer l’élevage et la gestion de la cavalerie d’une nation fut Jules César, impressionné par la cavalerie gauloise !
Certes les enjeux militaires de l’époque et ceux d’aujourd’hui ne passent plus par la qualité de la cavalerie… quand bien même le regretterait-on ! Mais nul ne peut nier l’intérêt économique qui transite par la filière équine quand on sait qu’elle représente 40.900 emplois directs à travers les écuries, centres équestres, vétérinaires, maréchaux-ferrants, etc. et 28.000 emplois indirects à travers les organismes socioprofessionnels, les fabricants d’aliments et de matériel, les courses, et bien d’autres. Les flux financiers de la filière cheval sont de plus de 10 milliards d’euros. Parmi ces flux financiers, en 2005, les paris ont rapporté 8 milliards d’euros. Si 73% ont été redistribués aux parieurs, une manne certaine retourne dans les caisses de l’Etat grâce au prélèvement fiscal.
Quelques chiffres encore sur l’importance du monde du cheval : la Fédération Française d’Equitation compte près de 515.000 cavaliers licenciés sur le million de cavaliers pratiquant l’équitation de manière régulière ou occasionnelle. Et n’oublions pas que lorsque l’on interroge les Français, 62% aimeraient que l’on réintroduise le cheval dans les villes !
L’institutionnalisation de l’élevage équin, mission des Haras Nationaux, a donc encore aujourd’hui un rôle important à jouer sur le plan économique, mais pas seulement. Les races de chevaux de trait, chevaux qui ont largement contribué à l’évolution de notre société par leur travail aux côtés de l’homme, pour exemple le cheval de mineur… ces chevaux sont aujourd’hui menacés. Il appartient aux Haras Nationaux de permettre la préservation de ces races.
Or, si restructuration rime avec réduction d’effectifs et de moyens, comme cela semble être le cas déjà pour les Haras de Lamballe et Hennebont, il y a peut-être lieu de s’inquiéter… On attend donc avec impatience de savoir à quelle sauce le nouveau contrat d’objectif va assaisonner les Haras Nationaux !
Pour rester sur une note optimiste, n’oublions pas que les Haras Nationaux se visitent, et que pour accompagner les touristes, des équipes de guides sont formées non seulement à la connaissance historique du site, mais aussi à celle du comportement et de la morphologie du cheval. Renseignements : http://www.haras-nationaux.fr/portail/
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