Les chevaux territoriaux en congrès

Dimanche 10 octobre 2010

Depuis 20 ans, le département du Calvados organise les Equi’days. Tout un département, terre d’élevage de chevaux par excellence, célèbre ses traditions avec le festival Equi’days jusqu’au 24 octobre. De nombreuses communes accueillent les différentes manifestations du festival. Le Calvados compte pas moins de 2.632 élevages et la filière équine génère à elle seule pas loin de 4.000 emplois directs.

Le congrès des chevaux territoriaux

Equi’days abrite, cette année encore, le « Congrès des chevaux territoriaux ». De quoi s’agit-il ? De plus en plus de municipalités ont déjà perçu l’intérêt écologique, économique et social d’intégrer dans leurs équipes d’employés territoriaux, de nouveaux collaborateurs : des chevaux de trait !

Le congrès des chevaux territoriaux leur est consacré ainsi qu’aux professionnels susceptibles d’accompagner le projet municipal, la formation des personnels et des chevaux. Chacun peut ainsi partager expériences et informations. Il se tiendra à Deauville, hippodrome de Clairefontaine les 22, 23 et 24 octobre.

Ce sont aujourd’hui un peu plus de 110 municipalités qui ont intégré des chevaux dans leurs équipes. Les tâches qui sont confiées aux chevaux sont multiples. Cela va d’auxiliaires de police municipale, de brigades équestres, du transport de personnes, du ramassage scolaire, de la surveillance d’espaces verts, du ramassage de corbeille, de déchets, de bouteilles vert ou de sacs plastiques, d’arrosage et débardage, du nettoyage de rivières ou de plages, ou encore comme calèches touristiques.

Le premier métier du cheval territorial a été de collecter le verre chez les restaurateurs de la ville de Trouville en 2000. L’objectif de cette première mission était d’une part une collecte écologique, mais le cheval a aussi été vu comme le moyen de sensibiliser la population à ce geste écologique. Parce que le cheval ne passe pas inaperçu et que son charisme naturel ne laisse pas indifférent ! Aujourd’hui, les missions confiées aux chevaux ont été étendues : collecte du courrier dans les services municipaux, affiches à distribuer aux commerçants, transport scolaire, balade sur la plage pour les enfants de la halte-garderie…

Autre avantage au recrutement de chevaux territoriaux, ce sont les créations d’emplois périphériques, pour conduire et soigner les chevaux, pour former à leur utilisation et à leur intégration.

Et l’intérêt pour les chevaux de trait ?

N’est-ce pas un retour en arrière que de renvoyer des chevaux « à la peine » ?

Depuis que le cheval de trait n’est plus aux affaires, certaines des 9 races de chevaux de trait français sont menacées d’extinction. Elles ne se sont pas encore éteintes totalement parce que leur élevage alimente encore les abattoirs… Alors, si le cheval reprend du service, qu’il aide la planète à réguler ses émissions de CO2, qu’il permet la création d’emplois et de lien social au lieu, soit de disparaitre, soit de finir sur des assiettes, il n’y a quand même pas photo !

De plus, aujourd’hui, le travail du cheval territorial est encadré. Voici un exemple de planning journalier :

-  de 8h à 9h : nourriture

- de 9h à 9h30 : pansage et préparation du cheval à l’attelage

- de 9h30 à 12h : tournée en ville

- de 12h à 12h30 : nourriture (au box ou au pré selon le temps)

- Après-midi : repos au pré

- 17h : Retour au box, nourri, brossé, jambes douchées, prise de température.

Les week-ends, c’est repos.

Le retour du cheval en ville est un atout social fort dont la société a – et va avoir – de plus en plus besoin. Nous qui aimons les chevaux, nous ne sommes pas tous « aux manettes » de nos municipalités, par contre, nous sommes tous électeurs. Nous avons le pouvoir d’inciter les élus à penser sérieusement à cette solution alternative aux énergies fossiles et qui a, en plus, un fort potentiel de lien social. La Commission Nationale des Chevaux Territoriaux a réalisé des études et des outils d’accompagnement de projets. Les municipalités intéressées peuvent la contacter.

Egalement dans le cadre des Equi’days

Caen accueillera le Jumping international, CSI 4 étoiles, du 21 au 24 octobre et, le 21 octobre, l’Ecole royale d’art équestre de Jerez. Douze cavaliers, en costumes du XVIIIème siècle, feront danser leurs chevaux pure race espagnole sur des airs de flamenco.

Deauville de son côté proposera un concours international d’attelage de tradition et un concours de dressage amateur. C’est à Cabourg que seront remis les Trophées Epona, les 16 et 17 octobre, pour récompenser les meilleures productions audiovisuelles réalisées sur le thème du cheval.

Une grande première : Equi’métiers !

Autre rendez-vous, Equi’métiers, sorte de forum pour l’emploi, est organisé à Saint-Pierre-sur-Dives pour toutes celles et ceux – et ils sont nombreux – qui souhaitent travailler dans la filière équine. Les acteurs institutionnels (MSA, Eduiressources, etc.), des centres de formation et des professionnels des métiers du cheval renseigneront les candidats à ces métiers. La féminisation des métiers du cheval sera également évoquée à travers des projections de films.

En savoir plus sur Equi’days…

Cheval au service de l'homme, Toutes | 1 commentaire

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Une réponse pour “Les chevaux territoriaux en congrès”

  1. 01

    j’adore les chevaux !!!!!!!

    Par Julie le Dimanche 10 octobre 2010 à 14:44
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