Le cheval fait salon à Paris
Samedi 13 décembre 2008
Pour les passionnés de chevaux, début décembre propose un rendez-vous traditionnel : le Salon du Cheval de Paris. Une occasion de retrouver d’autres passionnés, par exemple rencontrés lors de randonnées ou de stages. Une possibilité aussi de faire son marché : du simple licol, en passant par la paire de shaps, le van, jusqu’au séjour de tourisme équestre pour les prochaines vacances !
Mais surtout, surtout !… approcher quelques-uns des milles chevaux, ânes et poneys venus représenter une cinquantaine de races d’équidés, des plus petits pas plus haut qu’un chien de berger, aux grands, forts et puissants chevaux de trait. Parmi eux bien sûr, les gracieux et pétillants chevaux arabes qui, cette année encore, désignent leurs champions du monde.
Les nouveaux venus cette année au Salon du Cheval :
Le Curly, cheval hypoallergénique !
Les Curly, petits chevaux bouclés comme de petits moutons ne sont que 4000 dans le monde entier. Nul doute que leur population augmente, car ils présentent une caractéristique très particulière : ils sont hypoallergéniques !
Cette vertu est due à leurs boucles justement : les allergiques avaient déjà remarqué cette singularité, mais une étude montre désormais qu’une protéine est présente dans leurs poils doux et fins. Cette protéine s’apparenterait davantage à celle de la chèvre Angora.
Cette particularité n’est pas la seule qualité du cheval Curly. Originaire d’Amérique du Nord, il est habitués au froid. Il est calme et doux – comme son poil ! Pas très grand, entre145 et 155 cm au garrot, on peut facilement le laisser en compagnie de jeunes enfants. De plus il est particulièrement intelligent, capable de s’adapter à des pratiques aussi différentes que la promenade, l’attelage, le jumping, le dressage et même la conduite de troupeaux !
L’Akhal Téké, cheval d’Asie Centrale
Les origines de l’Akhal Téké remontent au Vème siècle avant J-C ! La race est née dans les plaines d’Asie Centrale, plus précisément dans le Turkménistan. Au fil du temps, avec les évolutions de leur écosystème et aussi des orientations recherchées par leurs cavaliers, la race a évolué. Pourtant, les caractéristiques de l’Akhal Téké restent très semblables : une silhouette longiligne, un port de tête altier, des yeux légèrement en amande, très expressifs et une peau fine et soyeuse. Toutes les robes sont possibles, à l’exception du pie. Les robes dorées à reflets métalliques sont particulièrement prisées. L’ Akhal Téké est un cheval sensible et exigeant. Héritage de rudes conditions de vie et de son passé de cheval de guerre, il est endurant, courageux et vif.
Place à la voltige !
Pour la première fois cette année, le Salon du Cheval a accueilli le premier Master International de Voltige, une compétition homologuée par la Fédération Equestre Internationale. Cette manifestation a réuni les meilleurs voltigeurs du monde. Une occasion de découvrir une discipline spectaculaire, hélas souvent considérée comme « une série d’exercices pratiqués par les militaires ». La voltige équestre est à la fois une discipline de haut niveau et un « outil pédagogique » utilisé dans les clubs, pour permettre de faire découvrir aux jeunes cavaliers des sensations d’équilibre. La voltige est aussi une excellente façon de faire prendre confiance aux débutants en leur permettant de se détendre et de s’assouplir.
En Allemagne, la discipline compte environ 270 000 licenciés alors que la France n’en compte que quelques milliers. La présence de ce Master au Salon permettra peut-être de faire de nouveaux adeptes !
La voltige se pratique en cercle – qui ne connaît le fameux « rond de voltige » des centres équestres, où l’on met souvent les débutants cavaliers pour leurs premiers pas à cheval ! Le « vrai » voltigeur, lui, évolue au galop sur le cercle. Le cheval est équipé d’un surfaix et d’un large tapis permettant aux athlètes d’effectuer des figures, un peu comme en patinage artistique. Il doit être calme pour permettre au voltigeur d’exercer son art en toute sécurité. Le cheval doit aussi être robuste et endurant pour soutenir un galop régulier pendant le quart d’heure que dure environ une présentation de voltige.
A ne pas manquer
- Pour les plus jeunes, le « Village des enfants », hall 7-2, où le club de la Forêt de Moulière met notamment à cheval les « bébés cavaliers ».
- Les traditionnelles carrières d’animations, hall 4, où quand il n’y en a plus, il y en a encore !…
- Et comme nous sommes en décembre, que le Père Noël ne devrait pas tarder… un coin « village de Noël », hall 7-2.
Pour les professionnels de la filière équine
La filière équine, c’est environ 40 900 emplois directs (écuries, vétérinaires, centres équestres, maréchaux, marchands), sans compter les 27 800 emplois indirects (organismes socioprofessionnels, fabricants d’aliments et de matériel, paris, etc.). A lui seul, ce secteur représente des flux financiers de plus de 10 milliards d’euros. Pour cela, le Salon a proposé la tenue d’une conférence débat pour les professionnels, le mardi 9 décembre. Organisée par les Haras nationaux et leurs partenaires, cette conférence s’est tenue sur le thème : « les enjeux et les perspectives des entreprises équestres ». Des experts de différents organismes de la filière cheval ont cogité autour de thématiques comme : l’élevage du cheval du cheval en France, l’intégration du cheval dans le développement durable, le cheval et l’emploi…
Le Salon se tient jusqu’au 14 décembre au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris (www.salon-cheval.com/).
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