Le cheval électrique !

Dimanche 26 juillet 2009

Croupe chevalOn sait tous désormais que le cheval peut contribuer à la préservation de la planète, apporter sa pierre à ce que l’on appelle le « développement durable ». Il suffit pour cela de recommencer à lui confier certaines tâches qu’il accomplissait parfaitement avant l’arrivée des machines bruyantes et polluantes. Le retour raisonné du cheval dans certaines activités, avec des chartes d’usage précises, commence à se mettre en place un peu partout.

Ce que l’on sait moins, c’est que le cheval peut aussi contribuer directement à la production d’énergie « propre »… avec la fabrication d’un biogaz à partir de fumier de cheval. Le biogaz est un mélange composé de méthane, pour environ 60 %, et de gaz carbonique. Il provient d’un processus de méthanisation de matières organiques par une flore microbienne, effectué en l’absence d’oxygène. On introduit du fumier de cheval dans un digesteur pour obtenir un biogaz. Le méthane est la partie valorisable du biogaz. Il est acheminé par des tuyaux pour alimenter un moteur qui va produire de la chaleur et de l’électricité. La méthanisation du fumier de cheval permet de produire trois produits valorisables : de l’électricité, du digestat (90% du volume de fumier entrant), et de la chaleur. Chacun de ces produits peut être valorisé séparément : le digestat comme amendement pour des terres agricoles ; la chaleur orientée via un routeur vers différents réseaux de chaleur pour des procédés industriels de réchauffement, de piscine par exemple ; et l’électricité qui bénéficie du processus de rachat d’EDF au tarif fixé par l’arrêté du 10 juillet 2006 pour l’électricité produite par des installations valorisant le biogaz.

L’Agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies (ARENE) et ses partenaires (dont l’Ecole des Mines de Paris) ont mis en place une formation pour inciter collectivités locales et entreprises à découvrir de tels procédés. La méthanisation des bio-déchets se pratique couramment en Allemagne où l’on compte environ 4000 installations. Elle est aussi pratiquée en Belgique et aux Pays-Bas, mais encore assez peu en France. La raison en est le coût élevé des installations en regard d’une trop faible rémunération de l’électricité verte par EDF. Il n’existe à l’heure actuelle que des installations susceptibles de transformer de gros volumes (supérieurs à 20.000 t/an) de matière organique en énergie renouvelable.

A Lamorlaye, commune voisine de Chantilly, ville qui accueille 4000 chevaux à l’année produisant 50.000 tonnes de fumier par an, on étudie la faisabilité d’un programme de méthanisation du fumier de cheval. L’électricité produite serait vendue à EDF et la chaleur utilisée pour alimenter le réseau de chauffage intercommunal et déshydrater des fumiers sur copeaux de bois.

Pourquoi ne pas imaginer que de nombreuses communautés de communes engagent des démarches, épaulées par l’ARENE, pour mettre en place des installations capables de produire cette énergie verte par excellence, car elle n’oblige même pas à des cultures spécifiques au détriment d’autres plus alimentaires !

Cheval au service de l'homme, Toutes | 4 commentaires

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4 réponse pour “Le cheval électrique !”

  1. 01

    Elle est joile votre petite pub ;Juste un peu datée concernant Lamorlaye.
    C’est à Chantilly que sera installée l’usine de méthanisation suite à cecision de la CCAC du 04/07/09.
    Pour votre gouverne la cogénération n’est pas, et de loin la meilleure solution pour valoriser le fumier.
    L’injection directe après traitement du biogaz dans le réseau est une solution qui permet 3 fois moins de pertes.
    Votre Article est affligeant.

    Par seredenpide le Lundi 27 juillet 2009 à 13:00
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  2. 02

    Réponse à seredenpide : tous les avis sont permis… on comprend mieux le vôtre en lisant vos prises de positions militantes intitulées : « NON A L’USINE DE METHANISATION A LAMORLAYE » !
    En ce qui nous concerne, nous ne sommes ni pour ni contre que la méthanisation s’installe à Lamorlaye ou à Chantilly. Par contre, ce qui serait dommage c’est que ce procédé (quand bien même ne serait-il pas le meilleur) n’existe pas, car il est toujours mieux que… rien !
    Nous pensons par ailleurs que ce qui serait « affligeant », ce serait de ne pas informer sur l’existence de telle ou telle solution !!!

    Par Clic-Cheval le Lundi 27 juillet 2009 à 13:45
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  3. 03

    oui, c’est très intéressant de savoir ce qui existe et où ça peut être mis en place. Merci pour votre article, et pour les autres aussi toujours très intéressants

    Par Gégé le Dimanche 9 août 2009 à 9:12
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  4. 04

    Cela dit, 1400 morlacuméens majeurs, en état de voter, sur une population de sur environ 7 000, ont signé une pétition pour que cette usine ne soit pas installée sur Lamorlaye .- Point Barre comme disait l’autre. C’est dire si les gens ont été informés. Nous avons été entendus

    Par seredenpide le Samedi 17 octobre 2009 à 21:15
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