La filière équine vue par le Conseil Economique et Social

Samedi 23 octobre 2010

Le Conseil Economique et Social a demandé en 2009, une étude sur « le cheval en France ». Le Rapport présenté par Jacky Lebrun, intitulé « les enjeux et les perspectives de la filière équine en France », a été adopté en juin 2010.

Quelles sont les conclusions de ce rapport sur la filière équine ?

« En contribuant notamment au développement des transports, de l’agriculture et de l’industrie puis des loisirs, le cheval a joué un rôle essentiel tout au long de l’histoire de l’humanité. La France, pays de longue tradition cavalière, a su développer depuis longtemps de nombreuses activités économiques autour des différentes utilisations de cet animal : élevage, courses, équitation de loisirs, boucherie… La filière équine apparaît donc hétérogène mais elle est en réalité constituée d’activités très interdépendantes, importantes pour la vie des territoires ruraux et leur articulation avec les zones urbaines ».

Le CES ajoute : « Aujourd’hui, les métiers du cheval attirent un nombre croissant de jeunes, l’équitation devient un des sports les plus pratiqués par nos concitoyens et on assiste à la renaissance et à l’émergence de nouveaux modes de valorisation des chevaux de trait.

Dans le même temps, l’image du cheval évolue fortement dans notre société où certains ne le considèrent plus que comme un véritable animal de compagnie dont ils souhaiteraient interdire la consommation et la commercialisation de la viande. Parallèlement, la déréglementation du secteur des jeux peut remettre en cause une part importante des ressources du secteur de l’élevage et des courses et avoir des impacts négatifs en matière de santé publique ou de développement de la fraude et de la criminalité, ce qui constitue des défis face auxquels l’État doit continuer à jouer un rôle majeur.

Les propositions formulées par le Conseil économique, social et environnemental visent, dans le cadre d’une approche économique globale, au développement de chacune des activités qui composent la filière et à ainsi conforter la place de la France dans ce domaine.

En ce qui concerne les formations aux métiers de la filière, orienter les jeunes vers les métiers qui ouvrent les portes d’une carrière durable est indispensable. Cela passe par des formations qualifiantes avec des diplômes reconnus, en particulier dans le secteur des centres équestres ».

Le Conseil Economique et Social rappelle encore :

« La France, pays de tradition cavalière, a développé de multiples activités autour du cheval : élevage, courses, équitation, boucherie… qui constituent une filière apparemment hétérogène mais porteuse d’enjeux socio-économiques non négligeables. Elle est actuellement confrontée à de fortes évolutions, notamment pour les courses, qui pourraient compromettre son avenir.

Le CESE formule des préconisations visant au renforcement de la filière équine, en clarifiant le statut du cheval, en adaptant les formations, en encadrant l’activité d’éleveur, en contrôlant l’ouverture des paris en ligne et en soutenant la boucherie chevaline ».

En savoir plus sur le Conseil Economique et Social

Le Conseil économique et social se présente comme une assemblée constitutionnelle consultative. Elle comporte 233 membres et est placée auprès des pouvoirs publics. La mission du Conseil est de « favoriser la collaboration des différentes catégories professionnelles entre elles et assure leur participation à la politique économique et sociale du Gouvernement ». Il propose les adaptations sociales ou économiques qu’il juge nécessaires notamment compte tenu des évolutions sociales et technologiques qu’il a étudiées.

Les avis, rapports et études du CES qui sont adoptés sont transmis au Premier ministre, puis ils sont adressés aux deux assemblées du Parlement (l’Assemblée nationale et le Sénat) qui peuvent entendre les rapporteurs. Ses rapports sont publiés au Journal officiel.

Cheval au service de l'homme, Toutes | 3 commentaires

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3 réponse pour “La filière équine vue par le Conseil Economique et Social”

  1. 01

    Ce serait bien si ce rapport permettait le développement des formations pour les jeunes qui veulent travailler dans le monde du cheval. Les formations seraient principalement utiles pour le développement des activités autour du cheval de trait si on veut les voir revenir dans les villes par exemple.

    Par Julia le Dimanche 24 octobre 2010 à 14:42
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  2. 02

    L’association a été crée pour valoriser le cheval de trait à Paris grâce à l’attelage. Nous souhaitons rendre accessible l’attelage avec chevaux de trait au plus grand nombre de parisiens et de proposer une vitrine à des 9 races de chevaux de trait français (bientôt au patrimoine de l’unesco)dans la capitale. Nous attendons encore l’autorisation de circuler dans l’enceinte du bois de Vincennes… La route sera longue !

    Par association parisienne d'attelage le Lundi 25 octobre 2010 à 10:08
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  3. 03

    Concernant l’article 02 de :”2 réponse pour “La filière équine vue par le Conseil Economique et Social”
    La route n’a pas été aussi longue que prévu, en effet une convention a été établi avec la ville de Paris pour la pratique de l’attelage dans le bois de Vincennes et le 25 septembre dernier, a eu lieu au lac Daumesnil (75012) le “1er rendez-vous Trait Parisien” (voir la page actualité http://www.aspada.ffe.com). Le succès était aussi au rendez-vous, l’aspada souhaite donc faire de cette journée un évènement annuel.

    Par association parisienne d'attelage (ASPADA) le Mardi 4 octobre 2011 à 14:52
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