Effet Copenhague ? le cheval français s’exporte

Vendredi 18 décembre 2009

animaux de la ferme - cheval et son poulainAlors que les négociations du sommet mondial sur le climat tentent de « dessiner » l’avenir de la planète à Copenhague, un peu partout sur Terre des actions se mènent déjà, sans attendre les cotas de CO² à réduire, sur lesquels les états vont s’engager (ou pas)…  Juste pour exemple, nous avons relevé cette demande d’agriculteurs Colombiens via l’UNIC (Union nationale interprofessionnelle du cheval) pour acquérir des chevaux de trait français car l’utilisation de chevaux leur semble une solution alternative plus intéressante que du matériel agricole motorisé, pour développer leur exploitation. Ce sont donc trois jeunes étalons percherons et un étalon ardennais qui vont quitter Bierre-lès-Saumur en Côte d’or, pour rejoindre Bogota dès le début du mois de janvier. Au printemps, les étalons seront rejoints par des poulinières afin de constituer les prémices d’un élevage. L’intérêt n’est pas seulement économique pour l’élevage français, même si un étalon se négocie entre 1.500 et 10.000 euros selon la qualité de ses origines. C’est aussi une reconnaissance de la qualité de nos races de chevaux de trait.

L’UNIC, dont la mission est de promouvoir l’élevage français à l’international, devrait exporter également vers la Colombie son expertise en traction animale, nutrition, équipement matériel. Les premiers contacts avaient été pris à Bogota dès 2007 lors du salon colombien Agroexpo, salon équivalent au Salon de l’Agriculture français. Ce salon qui se tient tous les deux ans accueille des exposants de tous pays.

Dans cette démarche d’échanges sur les marchés équins internationaux pour promouvoir les races équines et le savoir faire français, des contacts ont également été pris avec l’Irlande pour nouer des liens avec les entrepreneurs irlandais de la filière équestre. La France était aussi présente au salon du Cheval d’El-Jadida au Maroc qui s’est tenu cette année du 21 au 26 octobre, et aux Jeux Équestres Chinois dans la province du Shandong à Jinan.

Les professionnels français de la filière équine française qui voudraient contribuer au rayonnement du cheval français au plan international, peuvent s’adresser à l’Union nationale interprofessionnelle du cheval qui propose son soutien et des outils concernant notamment les aides à l’exportation. N’oublions pas que le cheval de trait français, avec ses 9 races différentes, fait partie du patrimoine français. Un patrimoine menacé de disparition si sa réinsertion en ville et aux champs ne se pérennise pas. Il faut savoir que sur une centaine de naissances de poulains de trait, près de 90 partent pour la boucherie. Pourtant, « l’énergie-cheval » est une solution d’avenir à encourager qui permet non seulement de maintenir vivant ce patrimoine national et tous les savoir-faire qui l’accompagnent, et d’autre part d’agir concrètement pour un développement durable et citoyen.

Un nombre croissant de villes de France a déjà intégré cette démarche, pourquoi ne pas œuvrer parallèlement pour l’exporter un peu partout dans le monde et contribuer ainsi au rayonnement de ce patrimoine équin ? Les exemples réussis ne manquent pas. Pour ne citer que ceux-ci :

- Maisons-Laffitte dans les Yvelines a décidé de recourir au cheval pour « tous les usages possibles » ! Ce n’est pas si compliqué que cela ! En effet, les matériels des collectivités locales faits pour être tirés par des véhicules à moteur sont presque tous adaptables pour la traction hippomobile. Atout supplémentaire, le cheval dans les rues de la ville est un attrait touristique de plus !

- Trouville, Beauvais, Troyes affirment « que les véhicules hippomobiles sont maniables et génèrent peu de nuisances sonores et visuelles », en plus de déclencher un fort capital sympathie, premier levier d’une meilleure sensibilisation concrète de la population au développement durable.

- La Bergerie Nationale de Rambouillet utilise des Cobs Normands pour l’entretien de ses espaces verts. La tonte régulière du gazon avec une tondeuse hélicoïdale tirée par des chevaux évite non seulement le tassement des sols, mais assure aussi un bilan carbone très positif.

Electeurs citoyens, encourageons de telles démarches aussi bien en France qu’à l’exportation !

Cheval actualité, Toutes | 2 commentaires

Haut de page

2 réponse pour “Effet Copenhague ? le cheval français s’exporte”

  1. 01

    Comme on ne peut pas compter sur les Etats pour s’entendre, il faut que ce soit nous qui agissions. Tous les petits gestes sont bons à prendre. Et c’est vrai que chaque fois qu’on ferme le robinet en se lavant les dents… ou qu’un cheval remplace un tracteur ou autre engin à énergie fossile, c’est la terre qui gagne, donc nos enfants !

    A nous d’encourager nos élus locaux à faire le choix. C’est possible bien plus souvent qu’on ne croit et en bonus, c’est tellement plus sympa !

    Françoise Anstett
    http://equi-blog.com/francie

    Par Demande à ton cheval le Lundi 28 décembre 2009 à 17:29
    Haut de page
  2. 02

    il et baux

    Par cindy le Mardi 15 février 2011 à 15:19
    Haut de page

Laisser un commentaire

  •  
  •  
  •  

Vous pouvez suivre les commentaires grâce au flux des commentaires.

RESTEZ INFORMES !
Retrouvez-nous…
Méta