Des chevaux américains victimes de la crise
Vendredi 5 décembre 2008
Il y a des informations que l’on aimerait ne pas avoir à transmettre… parce que ce sont des milliers de chevaux qui meurent littéralement de faim, eux aussi victimes de la crise aux Etats-Unis.
Rescapés de la culture cow-boy, très pérenne dans de nombreux Etats en Amérique, il était fréquent de voir des chevaux devant les maisons, y compris les plus modestes. Environ 2 millions d’Américains possèdent actuellement autour de neuf millions de chevaux. Or, le tiers de ces personnes ont des revenus annuels souvent inférieurs à 49 000 $. Sauf que, avant la sécheresse et avant la crise, les maisons étaient entourées de verdure, nourriture gratuite pour les chevaux.
Maintenant les terres sont désertiques et les propriétaires de chevaux n’ont plus les moyens d’acheter le foin et autres aliments pour nourrir décemment leurs chevaux. En effet, nourrir un cheval coûte maintenant entre 200 et 400 $ par mois, parce que depuis 2007, le prix du foin a doublé. C’est dû d’une part à l’augmentation du prix de l’essence pour son acheminement, d’autre part à la sécheresse de l’ouest américain qui rend les récoltes difficiles.
Une situation dramatique
Un peu partout, on peut croiser des chevaux amaigris qui errent sur d’anciens pâturages. Les propriétaires ne pouvant plus les soigner ni même les nourrir, parfois les abandonnent dans des étables ou les conduisent au loin pour ne pas les voir dépérir. La plupart des chevaux succombent à la famine, d’autres ont la chance d’être secourus par des associations ou des particuliers, comme l’épouse du magnat du pétrole T. Boone Pickens, qui vient de décider d’un plan de sauvetage de 30 000 mustangs errant actuellement sur des terres fédérales du Nevada.
Tuer ou laisser mourir…
Si difficile qu’elle soit, la question qui se poserait en France, ne se pose plus aux Etats-Unis. Depuis que plusieurs tribunaux, sous la pression d’associations, ont interdit la tuerie des chevaux destinés à la boucherie, les derniers abattoirs ont fermé. En plus des chevaux affamés, de nombreux chevaux âgés ou malades, qui étaient auparavant envoyés à l’abattoir sont désormais abandonnés par leurs propriétaires.
Partout, l’horreur se répète : le Département de l’Agriculture en Arizona a saisi 528 chevaux errants. Dans le Wisconsin et en Géorgie, ce sont 250 chevaux qui ont été secourus par des associations équestres. Des chevaux décharnés ont été découverts chez des particuliers en Californie, dans la région du haut désert. Les gens perdent leurs maisons, ils ont du mal à nourrir leurs familles, que peuvent-ils faire de leurs chevaux ?
4 réponse pour “Des chevaux américains victimes de la crise”
01
J’avais entendu parler du problème, mais je ne pensais pas que c’était aussi important et auusi insoluble!
02
C’est toujours le problème de l’ argent et ceux qui n’ en manque pas devraient faire quelque chose.Je connais des gens qui sont partis là-bas pour acheter plusieurs chevaux mais ils ne sont pas sauvages, ils appartiennent à des privés qui n’ ont plus les moyens de les nourrire etc. mais ça ne sera que 4 ou 5 chevaux de sauvés. certains propriétaires laissent leurs chevaux en pleine nature faute de pouvoir faire mieux.C’ est trop triste !
03
c’est tros triste ouio 4 ou 5 chevaux sauvé !!!! +franchement pis on direr quil son megre!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
04
bonjour, si ils ne peuvent plus nourrir leur chevaux, pourquoi ne pas les revendre ou les donner aux associations au lieu que ce soit les associations qui viennent les chercher 2minutes avant la mort des chevaux? il faut un peu de logique quand meme. Je pense que ces gens aiment un petit peut leurs chevaux donc ils pourraient au moin s’en « débarrasser » sans qu’il meure ou soit abandonné. Si vous n’avez plus les moyens de payer l’entretient des chevaux, vous faites quoi? vous ne les abandonnez pas en attendant qu’ils meurent?
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