Beijing 2008… Un temps de chien pour les chevaux !
Vendredi 15 août 2008
Et pourtant, les chevaux ne sont pas à Pékin. Eloignés à Hongkong (plus de 2000 km de Pékin) pour de subtiles raisons « sanitaires », ils doivent affronter un climat subtropical, avec des températures qui ne descendent pas en dessous des 30°, un taux d’humidité proche de 90% et de violents orages, comme celui à l’origine de la blessure de Galan de Sauvagère.
Certes, les boxes sont climatisés, mais tout ce qui se passe à l’extérieur : sorties, entraînements et compétitions, leur est pénible, malgré un brumisateur installé sur le site, quand on sait que le cheval est un animal qui souffre beaucoup de la chaleur. C’est pourquoi les épreuves équestres se tiennent de préférence à l’aube, vers 5h du matin. Là, ce sont les cavaliers qui ont du mal à ouvrir les yeux car le réveil sonne vers 3h !…
En dehors de l’heure matinale qui à elle seule aurait du mal à remplir les gradins, il faut savoir que les Chinois ignorent les épreuves équestres. Pour eux, le cheval est synonyme de courses, avec des paris et de l’argent à la clé. L’hippodrome de Sha Tin a été spécialement construit pour les épreuves olympiques. Pour qu’il y ait un minimum de public, les sponsors ont offert quantité de places à des Chinois, qui sont venus là comme au théâtre.
Des conditions climatiques plus que pénibles, un terrain d’entraînement au milieu des buildings, deux chevaux français blessés, des horaires difficiles, peu de spectateurs, des retransmissions télé a minima… Beijing 2008 sera sûrement marqué d’une pierre sombre dans le souvenir des cavaliers et des chevaux français !

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