Attelons-nous à la vigilance !
Jeudi 22 octobre 2009
Il devient de moins en moins « folklorique » de revoir des chevaux au travail, en ville ou aux champs ! Par exemple, la présence de chevaux de police à la Braderie de Lille a fait de l’effet ! Certes, les appareils photos des téléphones portables ont crépité de partout. Mais les chevaux n’étaient pas là que pour le plaisir des photographes amateurs, ils effectuaient une véritable mission de sécurité. Concernant les chevaux de police par exemple, chacun s’accorde à dire désormais qu’il n’y a rien de tel pour créer le dialogue entre le public et les policiers. Les premières expériences sont un vrai succès.
Nous nous sommes déjà fait souvent l’écho, sur ce blog, de bien d’autres expériences réussies. Elles sont de plus en plus nombreuses maintenant, les citer toutes serait difficile et nous en sommes très contents, parce que c’est une démarche qui fait coup double : - le cheval remis au travail, ce sont les races de chevaux de traits – au nombre de 9 en France : Ardennais, Auxois, Boulonnais, Bretons, Cobs Normands, Comtois, Mulassiers Poitevins, Percherons, Traits du Nord – actuellement menacées soit d’extinction, soit vouées à la boucherie, qui retrouvent quelques lettres de noblesse !
- le cheval remis au travail, c’est un geste non négligeable en faveur de la planète et donc pour le futur de nos enfants, en tant qu’alternative aux énergies fossiles, chaque fois que faire se peut.
Mais chacun sait que, faute à la nature humaine, chaque médaille a son revers ! La tentation de certains à exploiter le potentiel du cheval dans des conditions de travail indignes peut vite voir le jour.
Comme Françoise Anstett, auteur du livre « Demande à ton cheval » que nous avons publié, le souligne dans un article de son Equi-Blog « les chevaux qui retravaillent » « il nous appartient de veiller dès maintenant pour que le remède ne devienne pas pire que le mal » ! En effet, nous ne voudrions pas non plus que de mauvaises habitudes s’installent, au détriment de combien de chevaux ? avant que le public s’en émeuve et que les pouvoirs publics soient amenés à intervenir.
Françoise Anstett a donc raison, « attelons-nous à la vigilance » (sans jeu de mots, quoi que…) dès maintenant !!! Que ce soit dans des sociétés de transports équestres, dans les équipes d’employés territoriaux pour les services en ville ; auprès des cultivateurs, forestiers, vignerons, etc. aux champs, le cheval doit être considéré comme un coéquipier, un véritable compagnon de travail ayant droit au même respect. A l’heure où l’on parle de la souffrance au travail, pas plus que l’humain, le cheval, collaborateur silencieux, ne doit devenir l’exutoire du stress ambiant ni de la dictature du rendement.
A nous tous d’ouvrir l’œil. Il ne s’agit pas de faire preuve de suspicion systématique auprès des entreprises ou services de quelque horizon qu’il vienne, car la plupart des humains qui commencent à ramener le cheval dans leur champ professionnel le font par plaisir, voire par passion. Il faut juste veiller aux risques de dérives, pour éviter qu’elles ne s’installent. Comment faire ?
- Ouvrir l’oeil
Déjà, un cheval très amaigri ou qui travaille avec des blessures, de harnachement par exemple, cela se voit et mérite d’être signalé (au moins au meneur de l’animal ou à son responsable).
Un encadrement légalisé
Un autre garde-fou, qui aurait le mérite d’être clair et dissuasif, ce serait d’inclure dans la loi – le code du travail, par exemple – des dispositions pour le respect des conditions de travail de ces nouveaux collaborateurs du monde du travail.
Dans le même registre, il devient impérieux de sortir au plus vitre le cheval du statut d’objet, d’outil, qu’il a au regard de la loi. En clair, dépecer un cheval dans un pré ou tout autre sévices, ne coûte pas plus cher sur le plan pénal, que de piquer la roue d’un vélo garé sur le trottoir ! En effet, le cheval n’est toujours pas considéré comme un être vivant, animal dit de compagnie, au même titre que le chat ou le chien !
Une formation de meneur
Autre action, préventive, pédagogique et gratifiante, ce serait d’exiger que les meneurs, qu’ils exercent dans la fonction publique ou dans le secteur privé, bénéficient d’une formation intégrant une connaissance des besoins physiologiques et des comportements du cheval. Une telle formation s’impose d’ailleurs à la fois dans l’intérêt du cheval mais aussi pour la sécurité de tous : un cheval, c’est grand, c’est fort et c’est rapide ! S’il peut généreusement mettre ses qualités au service de l’homme, il peut aussi s’en servir dans son propre intérêt s’il se sent menacé, sans forcément se soucier de ce qui se trouvera sur son chemin !
Faisons donc en sorte, dès le départ, que le risque de dérives, si marginal soit-il, ne vienne pas remettre en question la pléiade d’avantages et d’intérêts que l’on peut gagner avec une utilisation raisonnée et raisonnable du cheval !
3 réponse pour “Attelons-nous à la vigilance !”
01
c’est vrai que c’est sympa de revoir le cheval au travail
Le secteurs où je préfère le cheval au travail c’est en débardage car au moins les chemins reste propre et praticable^^
http://www.equi-blog.com/quebec
02
Vous avez raison, il faudrait encadrer le travail du cheval ça lui donnerait un statut social qui aiderait à sa reconnaissance légale. Ce n’est pas normal qu’il soit considéré comme un objet, un simple outil au regard de la loi !
03
Est ce qu’ils sont encore en cheval les polices a 2010?
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